Igor laisse sa mère s’installer sans consulter son épouse, mais Alisa avait acheté l’appartement avant leur mariage. Puis sa belle-mère sort des documents qui rendent l’affaire beaucoup plus sérieuse.

Quand Alisa ouvrit la porte, elle découvrit plusieurs valises dans le couloir.

Sa belle-mère rangeait déjà quelques affaires.

— Je m’installe ici pour toujours. Vous avez trois pièces, il y a assez de place.

Alisa regarda Igor.

— Tu as décidé ça sans me demander ?

— C’est aussi ma maison. Ma mère reste ici.

Alisa resta calme.

— Cet appartement, je l’ai acheté avant notre mariage. Personne ne vient y vivre définitivement sans mon accord.

Sa belle-mère ouvrit alors une pochette.

— Ne sois pas si sûre de toi. J’ai moi aussi des droits sur cet appartement.

Elle posa plusieurs documents sur la table. Selon elle, ils prouvaient qu’elle avait participé à l’acquisition du logement et disposait donc de certains droits.

Alisa ne se disputa pas avec elle.

Elle fit examiner les documents et rassembla ses propres actes d’acquisition, relevés et justificatifs.

Les premiers contrôles révélèrent rapidement des incohérences : certaines dates ne correspondaient pas aux documents originaux et plusieurs éléments semblaient avoir été modifiés.

L’affaire nécessita une vérification formelle.

Plus tard, devant le tribunal, un expert présenta ses conclusions.

Plusieurs pièces produites par la belle-mère comportaient des altérations et ne pouvaient pas être considérées comme authentiques dans l’état où elles avaient été présentées.

Le juge releva les yeux.

— Ces documents ne peuvent pas établir les droits que vous revendiquez. Les irrégularités constatées devront être examinées séparément.

Igor se tourna vers sa mère.

— Maman… d’où viennent ces papiers ?

Elle resta silencieuse.

Alisa ne souriait plus.

— Je n’ai jamais refusé de vous aider. J’ai refusé que vous décidiez de vous installer chez moi et que vous utilisiez ensuite des documents contestés pour m’expliquer que je n’avais plus mon mot à dire.

Igor comprit alors que le problème n’avait jamais été le nombre de chambres disponibles.

Sa mère était arrivée avec ses valises en pensant que tout était déjà décidé. Mais personne n’avait pensé à demander l’accord de celle qui pouvait réellement décider de l’usage de l’appartement.

Like this post? Please share to your friends:
Leave a Reply

;-) :| :x :twisted: :smile: :shock: :sad: :roll: :razz: :oops: :o :mrgreen: :lol: :idea: :grin: :evil: :cry: :cool: :arrow: :???: :?: :!: